Glossaire
Chaque notion : définition simple, exemple, utilité, limites — et une explication technique en mode Expert.
ATR (Average True Range)
Amplitude moyenne des variations quotidiennes, en tenant compte des écarts d'ouverture.
Exemple : Un ATR de 2 € sur une action à 100 € : elle bouge en moyenne de 2 % par jour.
À quoi ça sert : Dimensionner une position ou un seuil de perte selon la volatilité.
Limites : Nécessite les plus hauts et plus bas ; indisponible si la source ne fournit que les clôtures.
Explication avancée
TR = max(H−B, |H−C(t−1)|, |B−C(t−1)|) ; ATR = lissage de Wilder sur 14 périodes.
Autocorrélation
Lien entre le rendement d'un jour et celui du jour suivant.
Exemple : Autocorrélation de −0,05 : légère tendance à s'inverser d'un jour à l'autre.
À quoi ça sert : Tester l'existence d'effets de prolongement ou d'inversion.
Limites : Généralement très faible et instable sur les marchés liquides.
Explication avancée
Corrélation de Pearson entre r(t) et r(t−1) ; bande de significativité ±1,96/√n.
Backtesting
Tester une règle d'investissement sur des données passées pour voir comment elle se serait comportée.
Exemple : Tester « investir quand la moyenne 50 jours est au-dessus de la 200 jours » sur 2010-2024.
À quoi ça sert : Éliminer des idées qui n'auraient pas fonctionné dans le passé.
Limites : Un bon résultat passé ne garantit rien : risques de sur-optimisation, de biais et de changement de régime.
Explication avancée
Décision à la clôture t, exécution à l'ouverture t+1, frais/spread/slippage, découpage chronologique, walk-forward.
Bandes de Bollinger
Couloir autour d'une moyenne mobile, dont la largeur dépend de la volatilité récente.
Exemple : Un cours qui touche la bande haute est élevé par rapport à ses 20 derniers jours.
À quoi ça sert : Situer le cours par rapport à sa fourchette habituelle récente.
Limites : Ne dit pas si le cours va revenir vers la moyenne.
Explication avancée
Milieu = SMA20 ; bandes = milieu ± 2 × écart-type de population sur 20 périodes ; %B = position relative.
Biais de survivance
Erreur qui consiste à n'étudier que les actifs encore existants, en oubliant ceux qui ont disparu (faillites, retraits de cote).
Exemple : Tester une stratégie sur les membres ACTUELS du CAC 40 sur 20 ans surestime les performances.
À quoi ça sert : Comprendre pourquoi certains résultats historiques sont trop optimistes.
Limites : Il ne peut être corrigé que si la source fournit l'historique des titres retirés de la cote.
Explication avancée
Nécessite des univers historiques « point-in-time » (composition à chaque date).
Bêta
Sensibilité moyenne d'un actif aux mouvements de son marché de référence.
Exemple : Bêta de 1,3 : quand l'indice a varié de 1 %, l'action a varié en moyenne de 1,3 %.
À quoi ça sert : Mesurer l'exposition au risque de marché.
Limites : Instable dans le temps ; dépend de l'indice choisi.
Explication avancée
β = cov(r_actif, r_indice) / var(r_indice) sur 2 ans de rendements journaliers.
Capital fictif
Montant imaginaire utilisé pour les simulations : aucun argent réel n'est engagé.
Exemple : Un portefeuille fictif de 10 000 €.
À quoi ça sert : S'entraîner et tester des hypothèses sans risque financier.
Limites : Une simulation ne reproduit pas les émotions ni toutes les contraintes d'un investissement réel.
Explication avancée
Tous les ordres sont enregistrés dans un journal de simulation, jamais transmis à un courtier.
Corrélation
Mesure, entre −1 et +1, la tendance de deux actifs à varier dans le même sens.
Exemple : Une corrélation de 0,9 entre deux actions : elles évoluent généralement ensemble.
À quoi ça sert : Évaluer la diversification d'un portefeuille.
Limites : Les corrélations changent, et ont tendance à augmenter en période de crise. Corrélation n'est pas causalité.
Explication avancée
Coefficient de Pearson des rendements logarithmiques journaliers sur dates communes.
Croissance du chiffre d'affaires
Évolution des ventes d'une année sur l'autre.
Exemple : +8 % : l'entreprise a vendu 8 % de plus que l'année précédente.
À quoi ça sert : Suivre la dynamique de l'activité.
Limites : Peut inclure des acquisitions ou des effets de change.
Explication avancée
CA(n)/CA(n−1) − 1 sur les exercices publiés.
Drawdown (perte depuis un sommet)
Baisse entre le point le plus haut atteint et un point plus bas ensuite. Le drawdown maximal est la pire de ces baisses sur la période.
Exemple : Drawdown maximal de −18 % : à un moment, la valeur a perdu 18 % depuis son plus haut précédent.
À quoi ça sert : Mesurer la perte la plus pénible qu'aurait subie un investisseur.
Limites : Dépend de la période étudiée ; un drawdown passé ne borne pas les pertes futures.
Explication avancée
DD(t) = V(t)/max(V(0..t)) − 1.
Endettement (dette / capitaux propres)
Rapport entre les dettes financières et les fonds propres.
Exemple : Ratio de 2 : deux fois plus de dettes que de capitaux propres.
À quoi ça sert : Évaluer la solidité financière.
Limites : Un niveau « normal » dépend du secteur (banques, services publics…).
Explication avancée
Dette financière totale / capitaux propres comptables.
ETF (fonds indiciel coté)
Fonds coté en Bourse qui réplique généralement un indice.
Exemple : Un ETF MSCI World donne une exposition à plusieurs milliers d'entreprises de pays développés.
À quoi ça sert : Investir de façon diversifiée avec un seul titre.
Limites : Frais de gestion, écart de suivi, risque de change selon les sous-jacents.
Explication avancée
Réplication physique ou synthétique ; distribuant ou capitalisant.
Flux de trésorerie disponible
Argent généré par l'activité après les investissements nécessaires.
Exemple : Un flux disponible positif permet de rembourser des dettes ou de verser des dividendes.
À quoi ça sert : Vérifier que les bénéfices se traduisent en trésorerie.
Limites : Peut varier fortement d'une année à l'autre selon les investissements.
Explication avancée
Flux opérationnel − dépenses d'investissement.
Fréquence historique observée
Proportion de cas, dans le passé, où quelque chose s'est produit. Ce n'est pas une probabilité pour l'avenir.
Exemple : « Hausse sur 20 séances dans 58 % des cas » : c'est ce qu'on a observé sur l'historique de cet actif.
À quoi ça sert : Donner un ordre de grandeur fondé sur des faits passés.
Limites : Fenêtres souvent chevauchantes (échantillon effectif plus petit), et l'avenir peut différer du passé.
Explication avancée
Quantiles empiriques des rendements sur h périodes ; calibration mesurée hors échantillon quand c'est possible.
Intervalle prédictif
Fourchette dans laquelle un modèle situe un résultat futur avec un niveau de couverture visé (par ex. 80 %).
Exemple : Intervalle 80 % de −8 % à +10 % : selon le modèle, 8 cas sur 10 devraient tomber dedans.
À quoi ça sert : Exprimer l'incertitude autrement que par un chiffre unique.
Limites : Ne vaut que si le modèle est bien calibré : la plateforme affiche la couverture réellement observée.
Explication avancée
Log-normal avec volatilité EWMA (λ=0,94) ; calibration glissante sur données antérieures uniquement.
MACD
Différence entre une moyenne mobile rapide et une lente, comparée à sa propre moyenne. Elle décrit l'accélération de la tendance.
Exemple : Un histogramme MACD qui devient positif indique une accélération récente à la hausse.
À quoi ça sert : Suivre les changements de dynamique d'un cours.
Limites : Indicateur retardé, sensible aux paramètres, nombreux faux signaux en marché sans tendance.
Explication avancée
MACD = EMA12 − EMA26 ; signal = EMA9(MACD) ; histogramme = MACD − signal.
Marge nette
Part du chiffre d'affaires qui reste en bénéfice net.
Exemple : Marge nette de 10 % : 10 € de bénéfice pour 100 € de ventes.
À quoi ça sert : Mesurer la rentabilité d'une activité.
Limites : Varie fortement selon les secteurs ; peut être affectée par des éléments exceptionnels.
Explication avancée
Résultat net / chiffre d'affaires de l'exercice.
Momentum
Variation du cours sur une période passée. On observe parfois que les actifs ayant progressé continuent un temps sur leur lancée.
Exemple : Un momentum 3 mois de +12 % : le cours a progressé de 12 % en trois mois.
À quoi ça sert : Mesurer la force d'une tendance passée ; base de nombreuses stratégies quantitatives.
Limites : L'effet momentum n'est pas garanti et peut s'inverser brutalement (« krach du momentum »).
Explication avancée
ROC(n) = C(t)/C(t−n) − 1 ; momentum 12-1 = C(t−21)/C(t−252) − 1 (exclut le dernier mois).
Moyenne mobile
Moyenne des derniers cours, recalculée chaque jour. Elle lisse les variations pour faire apparaître la tendance.
Exemple : La moyenne mobile 200 jours est la moyenne des 200 dernières clôtures.
À quoi ça sert : Identifier une tendance de fond.
Limites : Toujours en retard sur le cours ; nombreux faux signaux en marché sans tendance.
Explication avancée
SMA(n) = moyenne arithmétique des n dernières clôtures ; EMA : pondération exponentielle α = 2/(n+1).
Ratio de Sharpe
Rendement obtenu par unité de risque pris. Plus il est élevé, plus le rendement a été « régulier » au regard des variations.
Exemple : Un Sharpe de 0,5 : 0,5 point de rendement excédentaire annuel par point de volatilité.
À quoi ça sert : Comparer des stratégies au profil de risque différent.
Limites : Suppose des rendements à peu près normaux ; peu fiable sur des historiques courts ; ignore les risques extrêmes.
Explication avancée
Sharpe = moyenne(rendements − taux sans risque) / écart-type × √(périodes par an).
Ratio de Sortino
Variante du ratio de Sharpe qui ne pénalise que les variations à la baisse.
Exemple : Deux stratégies au même Sharpe : celle au Sortino plus élevé a eu moins de baisses marquées.
À quoi ça sert : Mieux refléter le risque de perte.
Limites : Mêmes limites d'échantillon que le Sharpe.
Explication avancée
Sortino = moyenne(excès) / √(moyenne(min(excès,0)²)) × √(périodes par an).
Ratios de valorisation
Rapports entre le prix d'une action et des grandeurs de l'entreprise (bénéfices, actif net…).
Exemple : PER de 20 : le cours vaut 20 fois le bénéfice par action annuel.
À quoi ça sert : Comparer le « prix » d'entreprises comparables.
Limites : Dépendent du secteur, du cycle et des normes comptables ; un ratio bas n'est pas forcément « bon marché ».
Explication avancée
PER = cours/BPA ; P/B = cours/actif net par action ; VE/EBITDA = valeur d'entreprise/EBITDA.
RSI (Relative Strength Index)
Indicateur entre 0 et 100 qui compare la force des hausses récentes à celle des baisses récentes.
Exemple : Un RSI de 75 indique que les hausses récentes ont nettement dominé les baisses.
À quoi ça sert : Repérer des mouvements récents particulièrement marqués.
Limites : Un RSI élevé peut rester élevé longtemps en tendance forte : ce n'est pas un signal de retournement fiable.
Explication avancée
RSI = 100 − 100/(1+RS), RS = moyenne lissée (Wilder, n=14) des hausses / moyenne lissée des baisses.
Régime de marché
Grande phase de marché : tendance haussière ou baissière, volatilité calme ou agitée.
Exemple : « Tendance haussière, volatilité élevée ».
À quoi ça sert : Mettre les autres signaux en contexte.
Limites : Classification simple et a posteriori ; les changements de régime ne sont repérés qu'avec retard.
Explication avancée
Prix vs SMA200 ; percentile de la volatilité 20 j dans sa distribution historique.
Régression de tendance
Droite qui résume au mieux l'évolution du cours sur une période.
Exemple : Tendance 6 mois de +15 % annualisé.
À quoi ça sert : Quantifier la pente d'une tendance.
Limites : Une tendance passée ne se prolonge pas nécessairement.
Explication avancée
MCO du log-prix sur le temps ; t-stat indicative (résidus supposés indépendants).
Sentiment de marché
Tonalité générale (positive ou négative) des publications concernant un actif.
Exemple : Tonalité moyenne de +0,3 sur 40 articles : publications plutôt positives.
À quoi ça sert : Prendre la température de l'information disponible.
Limites : Ne prédit pas les cours ; peut être manipulé ; dépend de l'échantillon de sources.
Explication avancée
Score fourni par la source ou lexique ±1 avec négation simple ; concentration des sources par indice de Herfindahl.
Simulation de Monte-Carlo
Méthode qui génère des milliers de trajectoires possibles à partir d'hypothèses, pour visualiser l'éventail des résultats.
Exemple : 10 000 trajectoires d'un portefeuille fictif sur 10 ans, résumées par leurs fourchettes.
À quoi ça sert : Visualiser l'incertitude plutôt qu'une courbe unique.
Limites : Les résultats ne valent que ce que valent les hypothèses ; ce ne sont pas des probabilités réelles.
Explication avancée
Loi log-normale paramétrée ou bootstrap par blocs des rendements historiques ; graine fixée (reproductible).
Slippage (glissement)
Différence entre le prix espéré et le prix réellement obtenu lors d'une exécution.
Exemple : Vouloir acheter à 100 € et être exécuté à 100,05 € : 5 points de base de glissement.
À quoi ça sert : Rendre les simulations plus réalistes.
Limites : Le slippage réel dépend de la liquidité et de la taille de l'ordre ; ici il est forfaitaire.
Explication avancée
Modélisé en points de base appliqués au prix d'ouverture, en plus du demi-spread.
Spread (écart achat/vente)
Écart entre le meilleur prix à l'achat et le meilleur prix à la vente.
Exemple : Achat à 100,02 €, vente à 99,98 € : spread de 0,04 €, soit 4 points de base.
À quoi ça sert : Coût implicite de chaque opération.
Limites : Varie selon l'actif et le moment ; forfaitaire dans les simulations.
Explication avancée
La moitié du spread est payée à chaque exécution simulée.
Sur-optimisation (surapprentissage)
Régler une stratégie si finement sur le passé qu'elle capte du bruit plutôt qu'un phénomène réel.
Exemple : Tester 500 combinaisons de paramètres et garder la meilleure donne presque toujours un résultat flatteur.
À quoi ça sert : Se méfier des résultats trop beaux.
Limites : Le risque augmente avec le nombre de configurations testées : la plateforme les compte.
Explication avancée
Contrôle par découpage chronologique, walk-forward et comptage des essais.
Test hors échantillon
Évaluer une méthode sur une période qui n'a pas servi à la concevoir ou à la régler.
Exemple : Régler une stratégie sur 2005-2016 puis la tester sur 2020-2024.
À quoi ça sert : Détecter les résultats obtenus « par chance » ou par sur-optimisation.
Limites : Une seule période de test reste un petit échantillon.
Explication avancée
Découpage chronologique 60 % entraînement / 20 % validation / 20 % test.
Validation walk-forward
Répéter le cycle « régler sur le passé, tester sur la période suivante » en avançant dans le temps.
Exemple : Régler sur 3 ans, tester l'année suivante, avancer d'un an, recommencer.
À quoi ça sert : Vérifier la stabilité d'une méthode dans différents contextes.
Limites : Coûteux en calcul ; demande un long historique.
Explication avancée
Fenêtre d'entraînement glissante (3 ans), test 1 an, capital chaîné entre fenêtres.
Volatilité
Mesure de l'ampleur des variations d'un cours. Plus elle est élevée, plus le cours bouge fortement, à la hausse comme à la baisse.
Exemple : Une volatilité annuelle de 20 % signifie qu'en moyenne, les variations sur un an sont de l'ordre de ±20 %.
À quoi ça sert : Comparer le niveau de risque de différents actifs ou de différentes périodes.
Limites : Elle mesure l'amplitude, pas le sens. Elle change dans le temps et sous-estime les chocs extrêmes.
Explication avancée
Écart-type échantillon des rendements logarithmiques sur n périodes, multiplié par √(périodes par an).
VWAP
Prix moyen pondéré par les volumes échangés.
Exemple : Un cours au-dessus du VWAP du jour : il se traite plus cher que la moyenne des échanges de la séance.
À quoi ça sert : Référence d'exécution et de positionnement intrajournalier.
Limites : Sans volume fiable (indices, Forex), il n'est pas calculable.
Explication avancée
Intraday : Σ(prix typique × volume)/Σ(volume) depuis l'ouverture ; journalier : version glissante sur 20 séances.
Z-score
Nombre d'écarts-types qui séparent une valeur de sa moyenne.
Exemple : Z-score de −2 : cours nettement sous sa moyenne récente.
À quoi ça sert : Mesurer un écart « inhabituel ».
Limites : Suppose une distribution stable ; n'implique pas un retour à la moyenne.
Explication avancée
(C − SMA20)/σ20.